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LUTTE CONTRE LE COVID-19 Le désarroi de la population

Pour contenir la propagation de la pandémie, le gouvernement du Mali a pris un certain nombre de mesures restrictives parmi lesquelles, l’instauration du couvre-feu. Sans les mesures d’accompagnements, les populations reçoivent des coups de matraques et les vidéos de ces bavures policières circulent sur les réseaux en dépit de la convention relative aux droits de l’homme signée par notre pays.

Au Mali, la quasi-totalité de la population gagne leur quotidien à travers les activités quotidiennes génératrices de revenus. Avec cette mesure restrictive, la population est obligée de rester cloitrée à la maison pour ne pas dire confiner pendant la nuit. Mais le hic est que le gouvernement dans sa volonté de freiner la propagation du covid-19 a mis les bœufs avant la charrue. Avant de prendre une telle décision, il était séant de mettre en place un système efficace d’accompagnement des populations pour les permettre de surmonter cette dure épreuve. Contre toute attente, ce sont des coups de matraques qui sont distillés à ceux qui trainent les pattes au-delà de 21heures, la fameuse heure du couvre-feu.

Se rendant compte d’un mécontentement populaire, le président de la république fléchit et affirme que le Mali est un pays pauvre, acculé sur d’autres fronts, accepte de consentir le plus grand sacrifice pour amoindrir l’impact négatif de la pandémie sur notre économie et notre société.

Le gouvernement, pour ce faire, a décidé plusieurs mesures sociales qui coûteront à l’Etat, près de 500 milliards de nos francs, dans les hypothèses basses. Pour soutenir cette mesure, les allocations budgétaires, seront revues en commençant par le sommet de l’Etat. Toutes choses qui ne rassurent pas le citoyen lambda.

Aussi, a-t-il souligné, les priorités d’investissements seront également revues.  Il sera fait preuve de plus d’innovations dans la mobilisation des ressources. Et les fonds constitués seront scrupuleusement gérés, sous la supervision du Chef de gouvernement. Pour les maliens, ces propos sont perçus comme du vent, rien de concret n’est visible sur le terrain.

La ville de Bamako est l’épicentre de l’épidémie. Depuis quelques jours, des cas isolés sont enregistrés dans certaines régions du pays. Ce qui veut dire que si des mesures drastiques ne sont pas prises, il serait très difficile de contenir cette maladie qui continue d’installer la terreur. Mais malgré la montée fulgurante des cas positifs, les maliens peinent à épouser les mesures édictées.

Malgré la ferme détermination des agents de santé, le nombre de personnes atteintes va crescendo. La chaine de contagion de cette maladie à coronavirus est très rapide. Son terreau favori reste les lieux à forte concentration. Est-ce que veut dire qu’il faut brutaliser la population pour faire respecter une décision ? La réponse est véritablement non. Mais l’arbre ne doit chasser la forêt, les Maliens doivent encore incorporer à leur comportement quotidien ces mesures barrières édictées pour ralentir la propagation de la maladie. A ce jour aucun vaccin ni de traitement efficace n’est disponible.  Cette maladie est en train de faire des ravages à travers le pays.

Le message non compris de la population

Dans le cadre d’atténuer la souffrance de la population en cette période de crise sanitaire, le Président IBK décide de diminuer pendant 3 mois, de la base taxable au cordon douanier des produits de première nécessité, notamment le riz et le lait ; la prise en charge pour les mois d’avril et de mai 2020, des factures d’électricité et d’eau des catégories relevant des tranches dites sociales, c’est-à-dire les plus démunies ; l’exonération de la Taxe sur la Valeur Ajoutée les factures d’électricité et d’eau, de tous les consommateurs, pour les mois d’avril, mai et juin 2020 ; la distribution gratuite de cinquante-six mille tonnes de céréales et de seize mille tonnes d’aliments bétail aux populations vulnérables touchées par le COVID 19.

Quelques jours seulement après cette annonce fracassante, les techniques des services de l’énergie et de l’eau sont sorties de leur léthargie pour donner des explications. En terme claire, il n’y a aucune congruence entre les propos. Les Maliens sont dans le dilemme total.  Aucune donnée statistique n’est disponible pour déterminer les couches vulnérables. Partant de cette thèse, il serait très difficile que les véritables bénéficiaires puissent tirer profit de cette volonté gouvernementale.

Wait and see!

Ibrahim Sanogo dit Oliver

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