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SAFO Des villages engagés contre l’excision

Les activités commémoratives de la journée internationale « tolérance Zéro contre les MGF (Mutilations génitales féminines) » ont démarré, jeudi au niveau de la Commune rurale de Safo,arrondissement de Kalabancoro, cercle de Kati  et région de Koulikoro sous le thème « investir dans les adolescents, filles et garçons à travers la formation et l’information afin d’assurer l’atteinte de l’objectif tolérance zéro  aux mutilations génitales féminines en 2030 ».

C’était sous la présidence du ministre de la Promotion de la Femme de l’Enfant et de la Famille,

Dr Diakité Aïssata Kassa Traoré qui était accompagnée du ministre de l’Aménagement du Territoire et de la Population, Adama Diarra, de la Secrétaire générale du gouvernement, Mme Mallé Aminata Sanogo,  de l’ancienne ministre de la Promotion de la Femme, Mme Alwata Ichata Sahi, des anciennes directrices du PNLE et du professeur Zanafon Ouattara, urologue sans oublier la directrice adjointe du CNDIFE.

A Safo, où des villages s’engagent pour mettre fin à la pratique de l’excision,  le ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, a indiqué que la protection des franges les plus vulnérables et en particulier celle des femmes occupe une place remarquable dans le programme social du président de la République.

Elle a souligné que c’est l’occasion, d’attirer l’attention des décideurs, et de l’opinion nationale, notamment les adolescents (filles et garçons), sur l’ampleur et les souffrances physiques et psychologiques, liées aux MGF/E, et les efforts multisectoriels en cours, pour y mettre fin.

Visiblement heureuse de constater que les populations prennent conscience des conséquences des MGF et décident d’arrêter sans être contraintes,  le ministre s’est félicitée de cette initiative et de l’engagement qui l’accompagne. C’est pourquoi, estime-t-elle, il s’agit d’approfondir les réflexions, les dialogues intergénérationnels et communautaires, et de renforcer  les actions de prévention, et de réponse aux MGF/E, à travers l’information et la formation des adolescents.

« Cependant, les conséquences médicales, psychosociales, juridiques des MGF/E restent des préoccupations majeures, et constituent des défis, auxquels chacun doit faire face car, selon l’EDSM-VI de 2018, 73% des filles de 0 à14 ans, et 89% des femmes de 15 à 49 ans sont excisées. Et que 76% des filles ont subi les MGF/E avant l’âge de 5 ans. Le ministre retient de cet engagement l’abandon de la pratique des MGF/E, mais aussi une invite aux autorités, et à l’ensemble des forces vives de la nation, à accepter d’investir davantage dans les adolescents, pour qu’ils jouent pleinement leurs rôles, et assument leurs responsabilités, dans le processus d’élimination des MGF/E au Mali », dira le ministre Dr. Diakité Aïssta Kassa Traoré.

Quant à Sokona Doumbia, une ex-exciseuse, elle estime que  le Mali a franchi des étapes considérables dans la lutte contre ce phénomène à travers la réduction des indicateurs liés à cette pratique et aussi grâce aux politiques efficientes du gouvernement menées dans ce domaine.

A l’en croire, le collectif des femmes pour l’éducation, la santé familiale et l’assainissement  « yiriwaton » , dont elle est membre, la journée  est consacrée au soutien aux organisations qui œuvrent à travers l’information  et la communication pour le changement de comportement.

Occasion pour le collectif de lancer un vibrant appel aux jeunes  filles et garçons des villages de Safo  pour s’impliquer  davantage dans la lutte  contre la pratique de l’excision afin que des milliers de filles, qui courent encore le risque  d’être mutilées d’ici 2030, échappent à cette souffrance. Ainsi, Trois des 14 villages de la Commune rurale de Safo ainsi que de nombreuses exciseuses se sont engagés devant les autorités à mettre fin aux mutilations génitales féminines afin de donner plus de chances aux filles.

A son tour, ONU-Femme, à travers sa directrice pays au Mali, Béatrice Iyangue, elle s’est félicitée de l’engagement des leaders coutumiers et religieux face aux conséquences de l’excision.  Elle réitère d’accompagner le Mali dans la mise en œuvre de programmes qui permettront de mettre fin aux mutilations génitales féminines et aux autres pratiques néfastes qui violent les droits des enfants.

La cérémonie a été marquée par la  remise d’attestation aux leaders coutumiers, religieux et  aux anciennes exciseuses pour leur déclaration de bannir à jamais  le couteau de l’excision a mis un terme à l’édition 2020. Des attestations de reconnaissance ont récompensés, également les trois villages engagés pour la lutte contre le phénomène.

Sarr

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