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SANTE Le Syndicat réclame les émoluments

Afin de stopper la souffrance du personnel de santé, le Secrétaire aux revendications du Syndicat national autonome des cadres médicaux (Synacam), spécialiste en Gastro-hépatique, Dr Moussa Diarra a annoncé,  que les primes de fonction spéciale, pour les bi-appartenant, sont de 51 000 FCFA. Selon lui, le gouvernement a coupé ces primes depuis décembre dernier. Donc, le syndicat a décidé de revendiquer ses droits d’émoluments.

« Les primes de fonction spéciale, pour les bi-appartenant, sont de 51 000 FCFA. On a constaté que, depuis le début de cette année, le gouvernement a coupé ces dites primes au détriment de nos salaires. Selon nos informations, ceux-ci ont été transférés au niveau de l’Enseignement supérieur parce que le gouvernement nous ne considère pas comme bi-appartenant.  L’objectif pour nous est d’informer l’opinion nationale et internationale sur les actions qu’on veut mener afin de stopper l’hémorragie de la souffrance des personnels de santé.  Il faut constater que beaucoup de choses nous manquent au niveau de nos différents services. Nos droits sont bafouillés par l’Etat et nous voulons que nos droits soient restitués et serins afin que nous puissions travailler correctement dans les structures pour faire face à cette pandémie de Covid-19 », a souhaité le Secrétaire aux Revendications du Synacam.

Parmi les six points de revendications, Dr Moussa Diarra insistera sur le deuxième point qui parle éventuellement sur le droit des bi-appartenant.  Les émoluments, dira-t-il, ne sont pas payés depuis le mois de décembre. S’agissant  des CHU de Kati et de l’hôpital du Mali, il affirmera que les médecins n’ont pas encore reçu leurs émoluments depuis plus d’un an. Quant à l’Institut dermatologie, le personnel de cette structure n’a rien bénéficié de ce complément de salaire, a-t-il souligné, avant d’affirmer que le gouvernement ne soucie pas du personnel de santé.

« Aujourd’hui s’ils refusent de nous mettre dans nos droits, comme nous sommes des enseignants pures. Nous allons cesser de travailler dans les structures sanitaires et continuer l’enseignement. Nous sommes dans cette situation de revendication de nos droits depuis des mois, malheureusement l’Etat ne prend pas nos préoccupations au sérieux » a déploré Dr Moussa Diarra.

Par ailleurs, il a rappelé que les bi-appartenant  sont des enseignants de la Faculté de Médecine qui travaillent dans les Centres Hospitaliers et universitaires. A ses dires, l’Etat, à travers le Département en charge de la Santé et des Affaires sociales, donne une partie et dans la structure où nous travaillons paye, le complément de salaire. Il faut que les Ministères de la Santé et celui de l’Education et de l’Enseignement supérieur se concertent pour payer ces émoluments afin que les bi-appartenant puissent travailler correctement, a-t-il dit, avant d’inviter les autorités compétentes à prendre leur situation au sérieux.

S’agissant de l‘intégration des contractuels à la fonction publique, Dr Moussa Diarra dira  que le Gouvernement doit redoubler d’efforts afin de mettre les bi-appartenant dans leur droit. En plus de cela, la prise en charge gratuite des soins médicaux des médecins doivent être assurés par l’Etat, a-t-il conclu.

Mamadou Sangaré

 

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