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SECRETARIAT GENERAL DU GOUVERNEMENT Inattention ou empiétement de textes ?

Depuis 2018, les dossiers de hiérarchisation de 2018-2019 des agents fonctionnaires de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique sont bloqués au niveau du Secrétariat général du gouvernement pour des raisons d’insuffisances du statut des enseignants chercheurs, en tout cas c’est le ‘’prétexte’’ avancé. Selon les enseignants chercheurs, une mauvaise interprétation des textes serait à l’origine de cet essoufflement de la loi.

Dans l’article 2 du statut des enseignants chercheurs, il est stipulé que la fonction d’Assistant/Attaché de recherche fait partie du cadre des enseignants-chercheurs de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique. Dès lors, toujours d’après les enseignants chercheurs, il convient d’appliquer cette disposition de la loi.

De ce point de vue, la nomination dans l’une de ces fonctions ne peut intervenir que lorsqu’on est recruté d’abord comme fonctionnaire. Etant donné que les Agents qui ont postulé en 2018-2019 sont déjà des fonctionnaires, alors on ne peut plus parler de concours pour les nommer dans la fonction d’Assistant et Attaché de recherche. Les dossiers des intéressés doivent seulement faire l’objet d’un examen minutieux par la commission nationale d’établissement des listes d’aptitudes, comme en 2017.

Mieux, parmi les rejets, il a été révélé que des dossiers de certains Agents titulaires de doctorat se trouvent dans le lot. Alors que l’article 13 dans son alinéa 1 est clair et stipule que « Les maitres-assistants et les chargés de recherche sont recrutés parmi les titulaires du doctorat des Universités du Mali ou d’un diplôme équivalent ». D’où cette prise de position du syndicat. Ils envisagent d’user de tous les moyens légaux pour faire respecter la loi en République du Mali.

Par ailleurs, les plaignants estiment que le secrétariat général du gouvernement constitue une entrave au traitement des dossiers des fonctionnaires en général et ceux des enseignants-chercheurs en particulier. En termes d’entrave, la plus outrancière est celle relative à la hiérarchisation des fonctionnaires de l’enseignement supérieur. Ces enseignants sont toujours dans l’attende de la régularisation de leur situation administrative, quand bien même ils exercent convenablement les activités de recherche dans les départements scientifiques. A titre illustratif, à l’institut des sciences humaines, seul le directeur est maître de recherche.

Dans la correspondance en date du 15 janvier 2020, adressée au secrétariat général du gouvernement, le secrétaire général du syndicat national de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ( Snesup) qualifie ces agissements en ces termes : « Nous estimons que le secrétariat général du gouvernement fait un amalgame entre les chapitres ‘’recrutements et nomination’’ en défendant que les agents fonctionnaires doivent être soumis à un concours pour être nommés dans les fonctions d’Assistant et d’Attaché de recherche. Nous voudrions vous signaler que le Snesup a obtenu le nouveau statut des enseignants chercheurs le 27 septembre 2017, au bout de 7 années d’âpres luttes et nous imaginons mal que ce statut puisse souffrir d’une insuffisance à des dispositions aussi visibles que le recrutement et la nomination des agents dans les différentes fonctions », déplore Dr Abdou Mallé qui ajoute que cette lettre est restée sans suite.

L’article 14 du chapitre nomination stipule que « Nul ne peut être nommé dans l’une des fonctions visées à article 2 du présent statut : s’il n’a pas la qualité de fonctionnaire, s’il ne possède pas les diplômes et titres requis ; si l’emploi postulé n’est pas vacant ou créé ; s’il n’est pas inscrit sur une liste d’aptitude à la fonction sollicitée ».

Or ces agents sont des fonctionnaires de l’Etat et répondent à toutes les exigences de l’article ci-dessus cité. Mais malheureusement, ils sont privés de leur droit. Cela à cause d’une mauvaise ‘’interprétation’’ d’une disposition de la loi par les techniciens de l’Etat.

Ils invitent donc madame la secrétaire générale du gouvernement à un traitement diligent des dossiers pour sortir de cette impasse administrative qui est de nature à saper le moral des enseignants-chercheurs.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

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