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SEUIL DE DJENNE L’espoir renaît

Les travaux du seuil de Djenné ont repris après l’attaque ignoble des bandits armés. Grâce à une synergie d’action, l’entreprise coréenne Haejeon et les ingénieurs maliens sont à pied d’œuvre pour poursuivre cet ambitieux projet qui permettra sans nul doute d’absorber le chômage des jeunes. Ce projet d’une valeur de plus de 120 milliards pourrait favoriser le développement du cercle de Djenné en particulier et de toute la région de Mopti en général.

De nos jours, les populations attendent impatiemment la fin des travaux de cet ouvrage capital pour booster le développement de la région et créer de la valeur ajoutée. En tout cas, les techniciens espèrent achever les travaux dans un bref délai au regard de l’évolution des travaux.

Aux dires de Dioro Landouré, ingénieur principal du site, les travaux sont divisés en volets. A savoir un volet qui concerne la structure métallique et l’autre les travaux de béton. S’agissant de la structure métallique, ce sont les coréens qui sont en train de gérer cette partie des travaux avec l’appui des maliens. L’installation comporte 7 travées principales et 2 travées de rive. Chaque travée fait 45 mètres. De l’autre côté, il y a les travaux de génie civil c’est-à-dire la confection de dalles préfabriquées. Déjà une trentaine de dalles sont confectionnées. Sur chaque travée, on doit positionner 29 dalles ce qui fait un total de 154.

Lors des différentes rencontres, l’importance du projet du Seuil pour le Mali a été rappelée, les enjeux et les attentes sociaux économiques pour sa mise en service dans les meilleurs délais. C’est l’Exim Bank de Corée, Partenaire Technique et Financier qui a lourde responsabilité de la fabrication de matériel hydromécanique du Seuil de Djenné.

Le seuil permettra de réduire considérablement la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Cela à cause des opportunités qu’il offre. Il permettra d’irriguer 60 000ha dans la zone de « pondori », de pratiquer la riziculture, la pisciculture et développer les bourgoutières. Le seuil va permettre aux populations de faire des activités génératrices de revenus et de changer leurs niveaux de vie.

Il est important de le signaler que depuis mars dernier suite à une attaque des bandits armés ayant conduit à la résiliation du contrat de l’entreprise chinoise en charge de la pose du pont, les travaux étaient arrêtés momentanément. A la date d’aujourd’hui, les travaux ont été repris par les Coréens. Pour sa part, le gouvernement a pris des mesures de sécurité drastique pour sécuriser les travaux avec le déploiement d’une unité des forces de sécurité et de défense.

Le seuil de Djenné est érigé sur le Bani, affluent du fleuve Niger, en amont immédiat de la ville de Djenné. A l’achèvement des travaux, il permettra de rehausser le plan d’eau dans le fleuve et de dériver une partie des crues sur les vastes plaines inondables.

Le seuil est relié à des routes bitumées en rive droite et rive gauche totalisant 26 km de routes, les digues de protection d’une longueur de 54 km et des canaux d’irrigation. Ces canaux permettront d’irriguer 14 000 ha dont 984 en maîtrise totale. Il est aussi prévu la culture du bourgou pour permettre le développement de l’élevage. Les travaux concernant les voies d’accès, les canaux d’irrigation sont terminés. En ce qui concerne le seuil, il reste la poursuite de la pose des vannes, l’installation des équipements hydromécanique.

Quant aux aménagements, ils sont achevés et attendent d’être distribués. Les travaux du seuil de Djenné et les ouvrages connexes sont financés par un groupement de Banque composé du FAD, FKDEA, BADEA, BIDC, Eximbank de Corée du Sud et le fonds Saoudien.
Le Seuil de Djenné, faut-il le rappeler, est un vieux projet dont la réalisation a rencontré une farouche réticence des populations locales, qui craignaient un tarissement du fleuve.

La pose de la première pierre est intervenue en 2011 par le président Amadou Toumani Touré en présence de plusieurs personnalités de la localité qui ont tenu à être des témoins oculaires.

Pour mémoire, le barrage de Djenné est équipé de 196 vannes (hausses) de type Aubert dont 28 par travées. La longueur totale de la partie vannée du barrage est de 346,95m. Les hausses Aubert sont des panneaux métalliques articulés sur le radier du barrage et maintenus en position de travail par des béquilles bloquées sur des crémaillères toujours sur le radier. Ce dispositif maintient à la demande, les vannes à des inclinaisons variables de 75° ; 60° ; 45° et à la position effacée.

Ibrahim Sanogo dit Oliver

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